19/05/2014

70,3 Aix en Provence - La saison est lancée

posté à 14h47

Ce 18 mai, je prenais part au 70,3 de Aix en Provence. Après quelques semaines passées en famille du côté de Fréjus, c’était le temps de voir si le travail de cet hiver avait porté ses fruits. Seul bémol, ayant trop profité de la gastronomie Française, je dois faire avec une légère surcharge pondérale.

Dimanche, 7h52, 12 minutes après les pros, et 10’ après les femmes, c’est le départ pour les amateurs de 18 à 34 ans. Ça ne bouscule pas trop et ça me permet de prendre rapidement mon rythme. Tout se passe sans problème et je me trouve vraiment à l’aise sur le retour. En sortant de l’eau, je vois mon chronomètre en 28 minutes, mon meilleur temps sur la distance. La longue transition (700m) se fait très rapidement et c’est parti pour 89km de vélo et 1050m de dénivelé. Je rattrape d’autres concurrents et certains me repassent quelques centaines de mêtres plus loin et je dois à nouveau les repasser. Au kilomètre 10, les problèmes commencent. Un groupe d’une 10ène d’athlètes se forme, jusqu’ici, pas de problème, sauf que les distances ne sont pas vraiment respectées. Je prends l’initiative de forcer le rythme avant la première difficulté, et le groupe s’étire sans toutefois éclater. Malheureusement, tout le travail ne sert à rien et ça se regroupe à nouveau. Je fais une deuxième tentative, après Ginasservis, dans la descente. J’ai quelques centaines de mètres d’avance, mais ça revient à nouveau. Je me retrouve en arrière du groupe et, même à distance règlementaire, mes puissances baissent de 10%. Un arbitre nous surveille et au lieu de cartonner nous fait juste signe de nous écarter. Trop de laxisme selon moi. Je reste donc patient pendant quelques kilomètres et, arrivé à une nouvelle descente, j’essaie à nouveau de sortir. Je suis enfin seul, mais seulement pendant 5km. C’est frustrant!

L’ascension du col du cengle fait enfin éclater le groupe, mais je n’ai plus la force d’attaquer et deux athlètes me distancent. Finalement, je pose le vélo en 2h24’.

 

Encore une longue transition de 400m pour changer les souliers de vélo en souliers de course.

 

La partie pédestre est cruciale pour une bonne performance. Il s’agit d’être régulier tout en allant vite. Malheureusement, j’ai manqué ce deuxième point, la vitesse. Sur 4 tours, le 3ème a été le plus difficile mais je parviens à relancer dans le dernier. Je réalise un chrono de 1h22’ pour les 20km du parcours.

 

Au final, un temps de 4h21’ qui me satisfait amplement mais le niveau de cette course était vraiment dense. Je finis 8ème des 30-34 ans à moins de 7’ du premier et 33ème au général à moins de 10% du vainqueur!

 

Finalement, je profite du roll-down pour prendre la qualification pour le Championnat du monde qui à lieu le 7 septembre, à Mont Tremblant.

 

 

Résultats


28/08/2013

Les plaisirs du coaching...

posté à 14h11

On peut être fier de ce qu'on réalise, mais on peut aussi être fier de l'accomplissement d'autruis, surtout lorsqu'on contribue à cette réussite...

 

Ironman Mt Tremblant, dimanche 18 août 2013, la photo représente la fierté d'avoir accompli une longue et difficile épreuve.

D'une part, Sébastien (à gauche) et Dominique (à droite) tiennent encore debout, et ont le sourire. D'autre part, moi, leur entraineur, fier de ce qu'ils ont accompli. Mais pas seulement cette journée là, tout au long de l'année.

 

En effet, plus que la course, où l'objectif est de finir et/ou de réaliser un temps, c'est le rythme de vie qui change lorsqu'on s'engage dans une telle épreuve.

 

La routine quotidienne s'oriente différement autour de saines habitudes de vie. On diminue la bière, le sofa et on augmente le temps d'exercice.

Avec ce régime naturel, mais au combien dur à mettre en place, la vie prends une toute autre tournure.

De plus, les obstacles qui se mettent en travers de l'entrainement nous rendent plus fort, plus confiant. Travail, famille, amis, il ne faut rien négliger pour ne pas briser l'équilibre...

 

Ainsi, Sébastien, en s'inscrivant l'an passé à la course, sans même savoir nager 25m en piscine a réussi son pari... sortir de l'eau dans les délais. Dominique en changeant ses habitudes a perdu quelques livres superflux... au grand bonheur de sa conjointe.

 

Sébastien sort en 1h18, soit 1h02 avant les délais, le contrat est rempli. Il fini la course en 12h33.

Dominique, fidèle à son habitude, avait le sourire tout au long de la journée. Il fini en 11h37.

 

Ça n'a pas été facile, mais je pense que ce n'est facile pour personne lors de cette journée exceptionnelle.

 

 

Pour moi, ça a été un plaisir de les accompagner pendant ces mois d'entrainement. Un bonheur de les voir évoluer, s'améliorer, et ce, malgré les problèmes rencontrés.

C'est à ce moment là qu'on remarque également que chaque individu rencontre des problèmes, et ce dans n'importe quel engagement. Mais on est tous capable de passer par dessus avec de la volonté.

 

Bravo à vous, Dom et Seb, je suis fier de vous pour votre premier!

Et même si le prochain n'est pas pour tout de suite, vous avez acquis de saines habitudes, gardez les, vous êtes des modèles dans la région :)

 

J.

 

 

 

 


21/08/2013

IM Tremblant - Si proche du but...

posté à 18h05

Quelle course magique en sol Québécois! Chez soi! Se faire acclamer sur la quasi totalité du parcours c'est incroyable...

 

Au départ de cette course, j'avais à coeur de montrer (à tous mais à moi-même surtout) que ma place sur la vague élite n'est pas usurpée. C'est souvent cette réflexion que j'ai car il y a un grand écart entre les bons élites et les bons amateurs... Et je suis entre les deux.

J'ai connu une très bonne course, et il ne m'a manqué que quelques kilomètres pour faire la course que je ne pouvais imaginer au départ de celle-ci. Au 36ème km, j'étais encore sur des bases pour finir en 9h05.

Le résumé de la course est ici

 

Si je m'étais concentré à ralier le 38ème km (fin des côtes et descente) en courant plutôt que de m'arrêter au 36ème, peut être aurai-je connu une fin plus rapide? Personne ne le saura...

De toute manière, il y a 3 semaines, je me demandais si j'allais prendre le départ de cette course alors je ne peux qu'être heureux de faire ce que j'ai fait...

 

Mais ceci ne pouvait être réalisable sans le soutient de tout mon entourage, la famille qui me supporte. On ne les remercie jamais assez.

C'est également le cas pour les commanditaires, Merrell, Louis Garneau, Blue Seventy, Immunotec, Bliz. 

Et aussi les donateurs privés qui m'ont permis d'investir dans la pratique. Vous y êtes tous pour quelques choses.

Enfin, mon ostéopathe, Pierre Gagnon (Club Mansfield de Mtl) qui a su dégager mon artère à la dernière minute pour pouvoir courir 42km sans douleur insupportable... 

 

Prochaine étape? Je suis très hésitant, il y a l'IM de Lac Tahoe qui me tente énormément, mais je veux faire avancer le processus des examens pour règler une fois pour toute mon artère... Bref, c'est probablement aujourd'hui que fini cette saison 2013 qui a été éprouvante mentalement, tout comme 2012.

 

À très bientôt,

J.

 

Ps : Le lendemain de la course, j'ai pu passer à TVA avec Pierre-Yves pour parler de notre course. Voir le lien en bas.

 

Reportage TVA


15/08/2013

À cloche pied

posté à 20h44

Me voilà à nouveau en partance pour l’Ironman Mont Tremblant. L’objectif cette année est de conjurer le mauvais sort de l’an passé. En effet, ma course avait pris fin après 55km de vélo sur bris mécanique.

Depuis l’Ironman de Cœur d’Alene, l’entrainement a été très difficile. Ma jambe, sans doute à cause du psoas un peu plus tendu que pendant la période hivernale, m’empêchait de courir plus de 2 ou 3 kilomètres sans douleur. Il en était de même en vélo ou parfois, j’étais incapable de pousser sur ma jambe…

Ainsi, le plus gros du volume d’entrainement a été fait à faible intensité mais pendant de longue période (jusqu’à 225km).

Malgré tout, j’ai été en perte de vitesse et, participant au triathlon O2 de Sherbrooke (3/80/20), mon résultat a été un peu décevant en perdant plus de 3’ sur la partie cycliste alors que je suis normalement en avant. Il en fût de même en course à pied ou je me suis arrêté plus de 5’ au total pour atténuer la douleur sur un parcours très côteux.

La semaine passée, je prenais part au triathlon olympique de Magog pour valider ma préparation inadéquate. Impossible de sortir de la puissance en vélo, je réalise mon pire triathlon depuis 5 ans en finissant 13ème.

 

Le point positif est sur la course à pied. Depuis que j’ai été voir l’ostéopathe, Pierre Gagnon, je suis capable de courir sans douleur à une allure respectable. Reste à savoir si cela sera suffisant pour la course de dimanche. Mais le manque de volume me laisse terriblement dans le doute. J’espère juste ne pas faire la course sur une jambe, il faudra s’accrocher et ne rien lâcher comme l’an passé (cf photo).

Les pronostiques ne sont pas évident dans ces conditions, mais j’ai deux objectifs principaux, le premier est d’améliorer mon meilleur temps natation (59’30) donc réaliser un temps de 58’42’’. Le deuxième objectif est d’améliorer ma meilleure marque sur Ironman soit 9h21’

 

D’un autre côté, j’ai pu rencontrer des médecins spécialistes à Québec et l’examen passé à la fin juillet démontre réellement un problème d’endofibre de l’artère iliaque. En mesurant la vitesse du sang par effet doppler avant et après le coude de l’artère (jambe fléchie et psoas contracté), on peut constater une différence de vitesse évidente. Cette différence reflète d’une accélération du sang un peu comme lorsqu’on pince le tuyau d’arrosage (la pression augmente et la vitesse accélère).

Je suis donc en attente d’un IRM pour pouvoir réellement voir où ce situe le problème puis ensuite établir le mode opératoire (reconstruction, nouvelle dilatation, etc.). Je m’attends donc à passer, à contre cœur, sur le billard.

Affaire à suivre donc.

 

Pour suivre la course, c’est comme d’habitude, en direct sur le site internet ironman.com, numéro 18.

 

Bonne fin de semaine,

J.

 


26/06/2013

Le jour le plus long...

posté à 04h43

Ou presque, car le solstice d'été était le vendredi. Mais ce fût une longue journée quand même.

Dimanche passé avait lieu l'Ironman de Coeur d'Alène dans l'Idaho. Une course difficile même si on a eu une température idéale (25°C avec un peu de vent).

 

L'objectif de cette course était de faire une bonne natation, un vélo sans trop forcer et une belle course à pied... dans l'objectif d'approcher le top 10.

 

Pour la natation, je manque d'agressivité sur le premier tour et prends 2' sur un groupe qui sortira en 57/58' alors que dans le deuxième tour, je nage aussi vite qu'eux... J'ai encore du travail à faire de ce côté là. Mais satisfait quand même car je sors de l'eau en à peine plus d'une heure.

 

En vélo, je respecte mon plan de match, et pour une fois, je ne suis pas seul. Nous sommes dès le début 3 à rouler et prends de temps en temps quelques relais et, pour la première fois, je peux constater qu'il est bien plus facile d'avoir un athlète qui roule devant toi (à distance réglementaire bien sur). Quel bonheur.

Progressivement on ratrappe quelques pros, et après 70km, nous ne sommes plus que 2. Jim Lubinski, fera une bonne partie de l'aller du deuxième tour alors que je ferai le retour. Celui-ci me distance dans la dernière côte du parcours, je commence à être sec mais très lucide encore. À la fin du vélo, une zone de dépassement interdit me fait perdre une bonne minute alors que des groupes d'âge finissent leur premier tour de vélo.

 

La course à pied, dernière étape. Je pars prudemment, et des petites crampes au quadriceps viennent me piquer mais ne m'empêchent pas de courir. Je suis capable de m'alimenter comme il faut (gel énergétique + eau), et je me sens à l'aise, serein. Après 9km, une grosse côte à monter, et tout va encore très bien. 1h de course, 13.7km environ, tout va bien. Je commence à ralentir en retournant en ville, il y a beaucoup de relance et de faux plats montant. Après le premier tour, 1h33, je commence à avoir mal à la cuisse. Ça tire progressivement de plus en plus et je décide de m'arrêter au 23ème km et j'en profite pour passer par la case toilette.

La douleur passe, comme d'habitude, et je repars. Cependant, mon ventre commence à me faire mal. Je m'arrête au 27ème pour prendre le temps de m'alimenter, mais ça ne passe pas.

Au 28ème c'est le début de la fin. Je m'arrête à nouveau, mais les crampes aux ventres sont trop fortes, j'ai la tête qui tourne également. Je n'arrive plus à repartir. Mes jambes n'ont pourtant aucune douleur (ou presque). Je continu en marchant, le goût de me battre s'en va. Après 2km de marche, j'essai de repartir... difficilement. J'alterne de la course avec la marche pendant 4km avant de marcher à nouveau 1km. Puis, je ne sais pourquoi, les 6 derniers kilomètres ont été fait en courant, je dois juste m'arrêter régulièrement pour enlever la douleur dans la cuisse car avec la fatigue, courir à 4'40/5' du km me fait mal.

J'étais pourtant confiant de faire en dessous de 3h10 au marathon. Mes splits étaient similaires à Heather Wurtele jusqu'à ma douleur au ventre. Ça sera finalement 3h40. Loin... Très loin de ce que j'espérai.

 

Après réflexion, j'ai déjà souffert de crampes abdominales, celle-ci viennent sans doute du fait que je me suis arrosé alors qu'il ne faisait pas assez chaud. Les vêtements restant mouillés et froid, mon ventre "gêle"... J'aurai sans doute dû seulement ouvrir la fermeture éclaire sans m'arroser et la température corporelle auraient été correcte. Mais ça ne reste que des suppositions.

Pour une fois que je ne souffrai pas de la chaleur... :(

 

Merci pour le soutien que j'ai reçu avant la course et même pendant. Un jour, ça va finir par payer, je l'espère.

 

J.

 




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